Tuesday, May 28, 2013

Récit de Sara



Mes souvenirs doux-amers

Quand j’étais gosse, j’avais le temps heureux avec mes parents, mon frère et mes quatre sœurs. J’étais très « chanteuse », choyée à la maison et bonne élève à l’école (ma sœur m’a appris l’alphabet et les nombres bien avant que j’soie allée à l’école). J’avais la personnalité douce et timide et les gens me trouvaient sympa. Par contre, personne ne pouvait imaginer que j’avais également une ambition forte de découvrir le monde et toutes les nouvelles choses qu’il cachait.
Un jour, j’étais dans un petit village qui, pour la petite fillette comme moi, représentait un espace magique à découvrir. Il faisait merveilleusement beau. Le village était vivant avec le soleil vibrant des chants d’oiseaux. Je pensais que j’étais la seule à voir le monde et à pleurer du bonheur en regardant le lac scintiller et en dansant du plaisir. Le monde autour était comme une belle histoire d’une princesse que j’étais. Comment pouvais-je arrêter mes pieds qui ne connaissaient pas de fatigue? Plus je marchais, plus c’était excitant, je me sentais une vraie exploratrice.
Tout à coup, trois chiens-bergers ont apparus. Ils me chassaient! Oh! J’ai couru très vite dans les épines de la vallée. Je suis tombée dans un fossé. Je priais Dieu de me sauver. Heureusement, le propriétaire des chiens est arrivé à temps.
Suite à cet événement, je pensais souvent au but de la vie humaine.
Quand j’avais 18 ans, pendant mes vacances, j’ai pris un cours d’anglais. Professeur Nébi venait de terminer son baccalauréat et il était le premier à enseigner l’anglais dans ma ville. Il nous a demandé : pourquoi nous vivons? Et ma foi, j’étais étonnée d’apprendre qu’il y avait d’autres personnes qui y réfléchissaient aussi. Il a expliqué que Dieu avait créé l’homme non pour qu’il Le prier seulement, mais pour perpétuer la création. J’avais honte que je ne connaissais rien sur l’islam même étant déjà musulmane. En lisant le Coran et la biographie du prophète Muhammad, j’étais touchée par les hautes considérations morales de tout être humain. J’ai décidé de devenir une bonne musulmane.
En 2003, j’ai réalisé un rêve de mon enfance : j’ai quitté ma province de Turkistan  et je suis allée étudier l’administration et les technologies à Beijing. J’étudiais en mandarin et aussi je prenais des cours d’anglais. J’ai oublié ma culture ouighour pour six ans. À Beijing, je lisais beaucoup de livres islamiques et j’ai trouvé juste l’obligation de porter des vêtements simples. Les gens n’en croyaient pas leurs yeux et riaient de moi. Il y a toujours des gens comme ça.
En 2005, j’ai demandé mon passeport pour voyager, pour voir d’autres pays de mes propres yeux. Mais c’est juste le 9 septembre 2007 que j’ai pris l’avion. Le vol durait 14 heures et me voilà sur le sol canadien. Mon autre rêve s’est réalisé. J’ai commencé à étudier en Amérique.
C’est une expérience dont je me souviendrai toujours

Wednesday, May 15, 2013

Récit de Galina




Visite au laboratoire


Il y a trois ans, quand je suis arrivée au Québec, le premier mois je ne comprenais rien. Il me semblait que tout le monde parle autre langue que le français.
À ce temps-là, j’étais enceinte. J’ai trouvé une femme médecin, une Roumaine, qui a accepté faire le suivi de ma grossesse. Il me fallait passer plusieurs tests pour être sûr que tout allait bien.
Alors, je suis allée au laboratoire : ouvrir un dossier.  Je me suis débrouillée avec les informations personnelles, mon nom, mon âge, mon adresse…
Puis, l’infirmière m’a demandé :
-          Votre date d’accouchement, s.v.p.?
Je ne l’ai pas comprise :
-       Pardon?
-             Votre date d’accouchement?
-           Je m’excuse…
-          C’est pour quand votre accouchement?
Je ne la comprenais toujours pas. Veut-elle savoir la date exacte quand je suis tombée enceinte? Je ne le savais pas moi-même. L’infirmière a commencé à s’impatienter. Pourquoi se fâche-t-elle contre moi? Exaspérée, elle a posé sa question d’une façon la plus stupide possible :
-          Madame, votre bébé va sortir quand?
Mon Dieu! Je savais ce que voulait dire le mot accouchement et je ne comprends toujours pas pourquoi je ne pouvais dire rien de sensé. Je me suis excusée comme je pouvais en disant que je venais d’arriver au pays et que c’était ma première visite au laboratoire. Cet épisode reste gravé dans ma mémoire car je me suis senti bien gênée à cause de mes difficultés avec le français.

Monday, May 13, 2013

Récit de Dessi



À Paris

Quand j’étais professeur en Bulgarie, avec mon équipe, je suis allée en France pour une compétition Mondial World. Le dernier jour, nous avons fait une randonnée à Paris. C’était magnifique : il faisait beau, beaucoup de gens se promenait sur les Champs-Élysées.

La tour Effel était colossale, tellement haute! Notre-Dame à jamais liée à l’histoire romantique de Quasimodo. Seine avec ses ponts et ses bateaux où grouillaient des touristes. Quel charme! Et les artistes peintres qui dessinaient dans les rues et sur les quais, les artistes qui vous souriaient, qui vous parlaient.

Quand je suis triste, je me souviens de cette ville des amoureux et je sourie. Un jour j’y reviendrai. Ma parole! Attends-moi, Paris!